Nous n'avons guère le choix, nous devons manger pour vivre. Et manger
est l'une des premières sources de plaisir. Cependant les aliments sains et ceux qui procurent
le plaisir ne sont pas nécessairement les mêmes. Mais ce que nous mangeons et comment
nous le mangeons aura un effet déterminant sur notre santé et peut-être même
notre longivité.
Des choix difficiles
Les médecins, diététiciens, etc. recommandent de réduire la consommation
de nourriture grasse qui est responsable en partie des maladies du coeur, cancers, pour ainsi perdre du
poids et vivre plus longtemps.
Pendant ce temps, un nombre croissant de gens (Atkins, Montignac, etc.) véhiculent un
message bien différent concernant les diètes et la santé: "Ce sont les hydrates de
carbonne et non les gras qui sont responsables de l'obésité, l'hypertension, etc". Alors
ils recommandent de consommer viande, beurre et fromage à volonté.
Il semblerait que nos ancêtres de l'âge de pierre s'alimentaient mieux que nous et ce n'est
que depuis il y a deux cent ans que les choses ont changé.
"La préparation des aliments était fort simple: moudre les aliments entre des
pierres et les cuire sur un feu à ciel ouvert. Cette façon de faire donnait des aliments
facilement digestibles et étaient absorbés lentement par l'organisme et le taux de surcre
dans le sang augmentait graduellement et de façon prolongée. Cette diète était
idéale parce qu'elle permettait une lente diminution d'énergie et retardait la faim.
C'était bon aussi pour le pancréas."
Essentiellement, les problèmes sont apparus lorsque les civilisations ont commencé à
rafiner les aliments, surtout le blé, le riz et le maïs dont on a conservé que les
féculents qui ont un indice glycémique élevé.
Selon le Dr Andrew Weil, une référence très reconnue en matière de nutrition
aux U.S.A., nous devrions favoriser la consommation d'aliments à leur état brut et le plus
naturellement possible. Surtout éviter les aliments transformés et le "fastfood".
Source: Andrew Weil, M.D.
EATING WELL FOR OPTIMUMHEATH, Alfred A Knopf, éditeur, 2000
Le Régime Crétois
Le régime crétois est vanté pour ses qualités vis-à-vis du système cardio-vasculaire. Il n'est pas uniquement
constitué par l'absorption d'aliments mais associe également un exercice physique. Celui-ci est constitué de trois
fois quarante-cinq minutes de marche par semaine, qui sont habituellement suffisants.
Contenu du régime alimentaire
- Pain
- Pâtes
- Semoule
- Riz
- Légumes
- Fruits
- Fromages
- Yaourt (si possible de chèvres ou de brebis)
- Légumes secs
- Volaille (maximum 3 fois par semaine)
- Poissons (maximum 3 fois par semaine)
- Viande rouge (1 fois par semaine)
- Le seul corps gras autorisé est l'huile d'olive vierge
- Les boissons : aucun alcool sauf 2 verres de vin rouge par jour.
L'intérêt du régime crétois réside essentiellement dans la prise de certains aliments (poissons) qui présentent certaines qualités. Parmi ces poissons, il est nécessaire de préférer certains plutôt que d'autres.
Les salades vertes permettent un apport en acides gras essentiels.
Le vin rouge, en quantité modérée, contribue à la prévention de l'infarctus mais également de la mort subite. Néanmoins, il faut se méfier du vin qui contient, comme chacun sait, de l'alcool, et qui à partir d'une certaine quantité présente l'effet contraire et devient dangereux pour l'organisme.
Le régime crétois possède également la qualité d'être équilibré en protéines et en acides gras essentiels. Il contient également des vitamines indispensables et présente des propriétés antioxydantes. Ces effets sur la santé sont donc favorables et agissent dans de nombreux domaines pathologiques. Il pourrait même prévenir certains cancers et éventuellement le déclin intellectuel des personnes âgées.