Un Instant!
Par Alain Mailhot
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On bougeait!

Je me souviens quand j'étais jeune, fin des années 50, qu'il n'y avait pas de société de loisirs et que nous passions toutes nos journées à jouer... dehors surtout. Comment aurions-nous pu jouer dans nos maisons, 8 à 10 enfants par famille, nous n'avions ni sous-sol, ni salle de jeu.

Pas besoin de téléphoner pour trouver quelqu'un avec qui jouer - de toute façon le téléphone ne servait qu'aux communication importantes de nos parents - déjà une dizaine de voisins nous attentaient à l'extérieur. Il était facile de réunir de 20 à 30 enfants du coin et improviser des jeux de groupe. Parfois on jouait «à la cachette» et on était si nombreux qu'on en oubliait quelques-uns dans leur cache.

En été on sortait le matin, peu importe la température, et on rentrait que pour nous besoins naturels ou les repas, souvent en retard. Nous étions bronzés de mai à septembre et jamais je n'ai entendu parler de protection solaire.

En hiver aussi on passait la journée dehors et pour se réchauffer on bougeait. On passait des heures sur des patinoires extérieures ou on allait se glisser sur des collines parfois à plus d'un kilomètre de la maison. Nous faisions des forts et des tunnels sous la neige.On retrait à la maison seulement pour changer de mitaines (en laine) quand elles étaient détrempées. On n'avait pas de centre de ski, nos activités on les organisait nous-même. Jamais on aurait pensé compter sur nos parents pour organiser nos loisirs.

Et pourtant on s'amusait bien, on était en santé. C'est au temps où les urgences n'étaient pas encombrées, on voyait le médecin qu'exceptionnellement, les Tylenols n'existaient pas, seulement l'Aspirin.

Aujourd'hui on remarque une taux alarmant d'obésité de plus en plus jeune. Bien sûr le «fastfood» ou les mauvaises habitudes alimentaires ont contribué largement à ce résultat mais sans doute que l'inactivité en est aussi responsable. Les jeunes ne bougent plus, ne marchent plus et leurs loisirs sont concentrés devant un écran d'ordinateur ou la télé. Ils ne sortent plus au grand air, leur système immunitaire ne peut se renforcer, s'adapter aux conditions difficiles et ils contractent tous les virus qui circulent. Alors on va le médecin et on lui prescrit des antibiotiques, mais la surconsommation d'antibiotiques affaiblit le système immunitaire.

Autrefois les fruits et légumes étaient rares, mois variés, les vitamines moins accessibles mais au moins... on bougeait!